La fin de l’ère du plastique et pourquoi vous devez y prêter attention

Le mois dernier, le gouvernement du Canada a publié son interdiction fédérale sur les plastiques, interdisant l’utilisation de 6 articles en plastique à usage unique sélectionnés (sacs en plastique, pailles, bâtons de mélange, support à bières en plastique, couverts et emballages alimentaires difficiles à recycler) d’ici la fin 2021. L’interdiction des plastiques n’est qu’une des nombreuses voies que les gouvernements suivent pour atteindre leurs objectifs environnementaux. L’augmentation de la législation environnementale est une tendance mondiale à l’approche de 2030, année où nous devons atteindre les objectifs de développement durable et réduire les émissions de dioxyde de carbone de 45 %, si nous voulons limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 ºC.

Un Canada plus vert

Il est plus évident que jamais que le monde passe du débat à l’action sur les stratégies durables, et le rôle des entreprises est intégré dans les plans gouvernementaux pour atteindre leurs objectifs environnementaux. Le gouvernement du Canada fait pression en faveur d’une économie circulaire sans déchets plastiques, qui peut générer 42 000 nouveaux emplois et réduire les coûts annuels de 500 millions de dollars dans le pays. Cela inclut des opportunités pour le secteur privé, car le gouvernement fédéral va étendre la responsabilité du zéro déchet plastique aux entreprises qui produisent des produits en plastique. Le gouvernement canadien va introduire des politiques similaires au paradigme de la responsabilité élargie des producteurs (REP), qui consiste essentiellement à transférer la responsabilité de la gestion des déchets produits, aussi appelé “fin de vie des produits”, des municipalités vers les manufacturiers. La mise en œuvre de la REP a démontré son efficacité en Allemagne et en Autriche, où l’on a constaté une réduction significative de la quantité d’emballages sur le marché, et où la quantité d’emballages recyclés a augmentée. Le secteur privé joue également un rôle clé dans le plan d’action climatique du Québec. Le nouveau “Plan 2030 pour une économie verte” est composé de cinq axes qui contribueront à réduire les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030, ouvrant ainsi la voie à la neutralité carbone d’ici 2050. Le secteur des entreprises joue un rôle majeur dans l’axe “Construire l’économie de demain”, qui est axé sur l’innovation et la mise en place de stratégies pour un avenir plus vert.  

Les investisseurs s’engagent dans cette transition

Ces transitions ne sont pas passées inaperçues, les investisseurs ayant modifié leurs comportements pour refléter les tendances mondiales – un nombre record d’investisseurs s’engagent désormais en faveur de la durabilité. Une étude menée par le Harvard Business Review enregistre une forte augmentation, passant de 63 signataires en 2006 à 1 715 investisseurs en 2018, qui s’engagent désormais à intégrer des critères ESG dans leur processus décisionnel. Ces investisseurs, qui représentent des milliards de dollars, font avancer l’agenda des plastiques auprès des géants de l’industrie, et les géants réagissent. Une enquête menée en 2018 par Bain & Company auprès des entreprises a montré que 81 % d’entre elles estimaient que le développement durable était “plus important” pour leur activité en 2018 qu’en 2013. Nestlé et Unilever se sont engagés à utiliser des emballages plastiques recyclables ou réutilisables d’ici 2025, tandis que Procter & Gamble vise à atteindre cet objectif d’ici 2030. Depuis 2018, des engagements similaires visant à réduire le plastique et à remplacer les emballages par des matériaux plus durables ont également été pris par Coca-Cola, McDonalds, Dell, IKEA et bien d’autres. 

Tendances en matière de comportement des consommateurs

 

Ce n’est pas seulement la pression des gouvernements et des investisseurs qui pousse la durabilité dans le domaine des entreprises. Une récente enquête menée au Canada par PWC auprès des consommateurs a révélé la présence notable d’un consumérisme conscient dans le pays. Les consommateurs sont préoccupés par la durabilité de leurs achats, le contenu en plastique, l’empreinte carbone et d’autres impacts environnementaux. L’enquête a montré que 65 % des consommateurs privilégient l’achat local, 42 % recherchent activement des produits avec un emballage en plastique réduit, et 46 % des consommateurs paieraient plus cher pour des aliments produits biologiquement. Ces préférences se sont avérées plus fréquentes chez les consommateurs “haut de gamme” ainsi que chez la jeune génération de 18 à 24 ans. 

Faites partie de la solution !

Il est impératif que les entreprises se joignent à ce combat contre le plastique, car celles qui ont déjà entamé la lutte et mis en œuvre leurs stratégies de durabilité en récolteront les fruits dans cette nouvelle ère verte. Il peut être difficile pour les entreprises de se lancer dans la stratégie durable et de nombreuses questions peuvent se poser sur le point de départ et les priorités à établir, mais les ressources pour aider les organisations dans cette transition sont disponibles. Ce passage à des produits et services plus écologiques contribuera non seulement à protéger les profits, mais aussi à améliorer la réputation, à accroître la fidélité des clients et à réduire les risques à l’avenir. Vous avez besoin d’aide dans votre démarche de stratégie durable ? N’hésitez pas à nous contacter en remplissant le formulaire de contact: https://changinghabits.solutions/fr/contactez-nous/